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L'ORDRE DES AVOCATS DE PARIS ET L'UNION DES JEUNES AVOCATS : LE RENDEZ-VOUS DE LA MÉMOIRE :

Un arrêt de la Cour d’Appel de PARIS du 22 octobre 2009 déjoue une grossière opération de falsification de l’Histoire

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L’Histoire avec un grand H ou comment la Cour d’appel de Paris corrige l’histoire coécrite par l’UJA et le Conseil de l’Ordre sur la période entre 1933 et 1945.

D’une prétendue diffamation poursuivie par l’UJA, la Cour d’Appel a dans un arrêt du 22 octobre 2009 qui fera date,  dépassé les enjeux politiciens, la mettant, ainsi que le Conseil de l’Ordre, devant leur responsabilité historique.

Le COSAL, disent certains, a la dent dure. La Cour d’Appel le reconnaît.

Mais elle l’absout d’avoir révélé des pages sombres, et sans complexe, tance l’Ordre des Avocats qui verrouille ses archives par crainte du regard critique de l’Histoire.

Cette démarche, la Cour l’a faite avec un soin et une attention exceptionnels au travers des 19 pages soumises à votre réflexion.

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Oui, l'Ordre des avocats et l'Union des Jeunes Avocats ont activement œuvré à l’élaboration d’une législation xénophobe : la Cour y consacre six attendus, tous étayés de sources historiques (p. 14 et 1er paragraphe p.15).

Oui, l’UJA a instrumentalisé la mémoire de son fondateur Joseph PYTHON, (p15 à p18) en forgeant et en entretenant un mythe factice de grand résistant qui ne résiste pas aux travaux actuels des historiens. (p15 à p18

Oui, le président fondateur de l'UJA, présenté depuis des décennies comme un "résistant" siégeait bel et bien au Conseil de l'Ordre, avec le sinistre Xavier Vallat et le Bâtonnier Charpentier, lorsque l'Ordre procédait à la radiation des avocats juifs ou d'origine étrangère.

Oui, l’Ordre des Avocats de PARIS restreint volontairement l’accès de ses archives aux historiens, ce que la Cour a relevé des propos mêmes de son propre archiviste ! (page 28)

Oui, le COSAL justifie d’un intérêt comme syndicat d’avocats à s’intéresser à cette période de l’occupation, comme au rôle de l’Ordre des avocats ou des syndicats.

Oui enfin, et ce n'est pas la moindre des victoires, même si elle est amère pour le COSAL, le Bâtonnier CHARPENTIER serait considéré aujourd’hui comme un personnage infréquentable, ayant adressé au gouvernement de Vichy un projet de réforme à effet rétroactif de la profession, plus strict encore que le projet adopté le 10 septembre 1940, texte dont il a d'ailleurs souhaité le maintien par une délibération du Conseil de l’Ordre du 15 octobre 1944. Après la libération de la France !

.

Bref, il faut franchement avoir écrit un ouvrage à destination de l'aristocratie des Secrétaires de la conférence pour avoir le droit de demeurer en médaillon sur les murs du Palais, juste à côté de Pierre MASSE, déporté et mort en déportation.

La lecture de cet arrêt est d'autant plus édifiante et passionnante qu'elle procède d’une rigueur intellectuelle tout à fait exceptionnelle dans sa construction.

Les enseignements de cet arrêt dépassent largement les enjeux politiciens.

L’Union des "Jeunes" Avocats, bravache initiateur de la citation directe, méconnaissait sans doute la sagacité et le travail en profondeur que les juges sont capable de fournir - faute de quoi elle ne se serait sans doute pas engouffrée dans une procédure qui revient comme un boomerang lui rappeler les sombres réalités de l’Histoire.

L’UJA s’est vue rattraper par le principe de réalité : on ne peut pas renier et encore moins réécrire l’Histoire. Surtout sa propre histoire...

.

Car, le local de l'UJA de Paris, au Palais de justice, comme le siège de la FNUJA et même une rue de Paris, portent encore aujourd'hui le nom de "Joseph Python".

Le mythe de la pensée unique s’effondre tandis que la lumière s’abat sur l’outil de propagande qui gagnerait désormais à la discrétion...

Quant à l'Ordre des avocats, il serait temps qu’il ouvre sereinement ses archives aux historiens, et qu’il accomplisse un travail de réflexion sur son propre passé : nourri de l’enseignement de ses erreurs passées, peut-être avancerait-il plus sereinement vers l’avenir...

Nous vous laissons le soin de prendre connaissance vous-mêmes de cette décision, unique à notre connaissance dans les archives judiciaires.

Peu de chance qu'elle soit publiée dans la Gazette du Palais. Sous l'occupation, cette sorte de journal officiel de l'Ordre publiait sans rougir, dans ses fameuses "tables", les décrets, les lois et les... "actes allemands", ainsi que toute une somme de précieux articles de doctrine sur l'aryanisation...

L'UJA, elle, toujours défendue par Basile ADER, s'est pourvue en cassation...

.



























RELAXE DELMAS CONTRE UJA PYTHON
(suivre le lien ci-dessus afin de télécharger cette décision de la Cour d’Appel de Paris, rendue le 22 octobre 2009)



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Les commentaires des autres lecteurs:

Dépité de province - le 24/11/09 à 12h36

Bravo le Cosal, vous m'avez donné envie d'aller consulter le site de l'UJA de Paris.

Juste pour voir si on trouvait mention de cet arrêt.

Et bien je n'ai rien trouvé. Tout juste ai-je vu dans la rubrique "Palais" l'article "A lire : L'avocat, le juge et la déontologie", rédigé par un président d'honneur et dont je ne doute pas qu'il renferme des trésors de délicatesse.

Voilà un arrêt intéressant.

S'agissant de l'UJA, je ne suis pas fan mais ils ne sont pas responsables des fautes de leurs aînés. Et c'est précisément pour cette raison qu'ils gagneraient à communiquer et à prendre leurs distances avec Joseph Python.

Car enfin, il ne viendrait à personne l'idée de penser que certains adhèrent à l'uja en raison du passé de ce monsieur que vraisemblablement tout le monde (en tous cas les jeunes, qui sont la cible de l'UJA) ignorait avant que vous n'en fassiez état. Je trouve au contraire que c'est en gardant un silence dénué de toute critique qu'ils font naître la suspicion.

A moins que ce Python ait une notoriété réelle chez les avocats parisiens, ce qui est possible. Moi, je vois ça de ma province et je dois avouer que j'ai découvert son existence sur ce site.

Si j'ai bien compris, l'arrêt de la cour a dû contenter les dirigeants du Cosal pour des raisons diverses, que ce soit des raisons familiales ou la défense de l'action syndicale.

Une belle victoire qui n'appelle que des félicitations.


Citer dans ma réponse



COSAL - le 24/11/09 à 12h53

« Dépité de province - le 24/11/09 à 12h36

Bravo le Cosal, vous m'avez donné envie d'aller consulter le site de l'UJA de Paris.

Juste pour voir si on trouvait mention de cet arrêt.

Et bien je n'ai rien trouvé. Tout juste ai-je vu dans la rubrique "Palais" l'article "A lire : L'avocat, le juge et la déontologie", rédigé par un président d'honneur et dont je ne doute pas qu'il renferme des trésors de délicatesse.

Voilà un arrêt intéressant.

S'agissant de l'UJA, je ne suis pas fan mais ils ne sont pas responsables des fautes de leurs aînés. Et c'est précisément pour cette raison qu'ils gagneraient à communiquer et à prendre leurs distances avec Joseph Python.

Car enfin, il ne viendrait à personne l'idée de penser que certains adhèrent à l'uja en raison du passé de ce monsieur que vraisemblablement tout le monde (en tous cas les jeunes, qui sont la cible de l'UJA) ignorait avant que vous n'en fassiez état. Je trouve au contraire que c'est en gardant un silence dénué de toute critique qu'ils font naître la suspicion.

A moins que ce Python ait une notoriété réelle chez les avocats parisiens, ce qui est possible. Moi, je vois ça de ma province et je dois avouer que j'ai découvert son existence sur ce site.

Si j'ai bien compris, l'arrêt de la cour a dû contenter les dirigeants du Cosal pour des raisons diverses, que ce soit des raisons familiales ou la défense de l'action syndicale.

Une belle victoire qui n'appelle que des félicitations. »



Nous aurions du préciser que le siège de l'UJA de Paris (qui est aussi le siège de la Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats, dite "FNUJA") a été baptisé "Salle Joseph Python", en 1999, donc dans un passé récent.

Quant à la décision de poursuivre le COSAL en correctionnelle, elle a été prise en 2008, c'est à dire encore plus récemment.

Les jeunes de l'UJA d'aujourd'hui, en dignes héritiers de leurs anciens, ne supportent pas qu'on les confronte à leur propre histoire, ni même que l'on mette en doute le "mythe Joseph Python".

Mais, en s'appropriant le "mythe", en invoquant les prétendus "résistants", bref en ne cessant de faire l'apologie des "grands" anciens, on cherche à faire croire que l'UJA défend les libertés.

Edifier la jeunesse dans le culte d'un "héros", l'encadrer, est un procédé que l'on connait bien sous divers régimes.

Vieille méthode politique, mais aussi sinistre farce...


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- le 24/11/09 à 13h30

La lecture de cet arrêt ressemble à la vision de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine.
COSAL et Vincent DELMAS sont relaxés des fins de la poursuite, mais leur demande de dommages et intérêts pour procédure abusive est rejetée.

Nous sommes ravi d'apprendre que COSAL, ès qualités de syndicat d'avocats, est dans son droit de faire des recherches historiques pour son intérêt et pour celui de la profession. Et qu'il n' a pas dépassé les limites de la liberté d'expression reconnue par l'article 10 de la Convention européenne des Droits de l'Homme.

Au moins nous ne mourrons pas ignare!

Maintenant si nous voulons quelques instants examiner l'arrêt sur le plan purement technique, le tractatus logico-déductif de la question laisse à désirer ! Nous ne serons pas plus disert.


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gribouille - le 24/11/09 à 14h34

Un seul mot : bravo et bravo aussi aux magistrats qui ont rendu cet arrêt

En première instance, le cosal avait été condamné à publier la décision sur son site; pourquoi l'UJA n'a-t- elle pas été condamnée à publier l'arrêt sur le sien !


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Fin du mythe - le 24/11/09 à 17h47

Je ne peux que confirmer le mythe de Joseph Python à l'UJA. Lorsqu'ai j'ai passé mon grand oral du CAPA, mon sujet était "Python, avocat au Barreau de Paris".

Ne sachant pas qui il était, je me suis fait littéralement incendié par un ancient Président de l'UJA aujourd'hui MCO, qui m'a fait son éloge pendant 15 minutes, et me disant qu'il était honteux de ne pas le connaitre. Ma note a bien évidemment été médiocre....

J'aurai aimé voir sa tête à la lecture de cet arrêt.

Peut-être les choses changeront elles enfin !


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- le 24/11/09 à 18h07

« Fin du mythe - le 24/11/09 à 17h47

Je ne peux que confirmer le mythe de Joseph Python à l'UJA. Lorsqu'ai j'ai passé mon grand oral du CAPA, mon sujet était "Python, avocat au Barreau de Paris".

Ne sachant pas qui il était, je me suis fait littéralement incendié par un ancient Président de l'UJA aujourd'hui MCO, qui m'a fait son éloge pendant 15 minutes, et me disant qu'il était honteux de ne pas le connaitre. Ma note a bien évidemment été médiocre....

J'aurai aimé voir sa tête à la lecture de cet arrêt.

Peut-être les choses changeront elles enfin ! »



Oui mais ce sera long !

Comme nous l'avons indiqué une rue de Paris s'appelle "rue Joseph Python" et voici ce que l'on peut lire sur le site de la Ville de Paris...

Arrondissement(s) XXe
Quartier(s) Charonne.
Code informatique de la DGI 5019
Longueur 335 m Feuille(s) parcellaire(s) de la collection de la Ville de Paris 75D3,75D4
Largeur 12 m
Commence rue Louis Lumière, 90 et avenue de la Porte de Bagnolet.

Finit en impasse


Statut : voie privée

Nota : Voie ouverte à la circulation publique (arr. du 23 juin 1959).

Ouverture : Ouverte en 1956.

Dénomination : Arr. du 21 mai 1956.

Orig. du nom. Joseph Python (1883-1944), avocat résistant, fusillé par les Allemands.

Historique : Ouverte par la RIVP.


Fusillé par les allemands le brave Joseph Python ? allons donc ! il est mort dans son lit, malade certes, mais au Cannet dans les Alpes Maritimes !


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res - le 24/11/09 à 18h40

Un excellent travail du COSAL de ses avocats et des magistrats
L'UJA ne peut se dispenser de le publier sur son site....???


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quid - le 24/11/09 à 19h31

Quelle est l'audience du site du COSAL ?

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COSAL - le 24/11/09 à 19h44

« quid - le 24/11/09 à 19h31

Quelle est l'audience du site du COSAL ? »


Suffisante...

Selon le comptage externe par la Société XITI, bien plus de 100.000 visites "uniques", en année pleine. Il y a, rappelons le, 57.000 avocats en France.


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lecteur attentif - le 24/11/09 à 19h48

Ma question va paraître naïve : après ce grand déballage qui n'est pas vraiment à l'honneur de notre Barreau, va-t-on laisser le buste de Monsieur le Bâtonnier CHARPENTIER hanter notre Palais et ne devrait-on pas, en toute humilité, repenser le nom à donner au local de l'UJA.

Il convient de féliciter et de remercier COSAL et son Président ainsi que les magistrats de la 7ème chambre de la Cour pour leur courage et leur clairvoyance, mais cela n'est pas suffisant pour réparer le véritable outrage que constitue la transmission d'informations erronées.

Il paraîtrait souhaitable que tant l'Ordre que l'UJA communiquent sur ce point précis s'ils veulent
prétendre à être respectés.


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COSAL - le 24/11/09 à 20h04

« lecteur attentif - le 24/11/09 à 19h48

Ma question va paraître naïve : après ce grand déballage qui n'est pas vraiment à l'honneur de notre Barreau, va-t-on laisser le buste de Monsieur le Bâtonnier CHARPENTIER hanter notre Palais et ne devrait-on pas, en toute humilité, repenser le nom à donner au local de l'UJA.

Il convient de féliciter et de remercier COSAL et son Président ainsi que les magistrats de la 7ème chambre de la Cour pour leur courage et leur clairvoyance, mais cela n'est pas suffisant pour réparer le véritable outrage que constitue la transmission d'informations erronées.

Il paraîtrait souhaitable que tant l'Ordre que l'UJA communiquent sur ce point précis s'ils veulent
prétendre à être respectés. »



S'agissant du médaillon en bronze, représentant la sinistre trogne du Bâtonnier Charpentier, nous avions demandé, lorsque j'étais président du COSAL, au Bâtonnier actuel de le retirer....

Nous espérions (sans doute naïvement... ) qu'un Bâtonnier, ex président de la LICRA, et qui vante tant son attachement aux Droits de l'Homme, accéderait à notre demande... bref qu'il aurait ce sens de l'honneur, voire cette dignité.

Il n'en fut rien : il nous a aussitôt répondu, le sourire aux lèvres, qu'il n'envisagerait de le retirer que si une association de déportés lui en faisait la demande. Je le cite !

Nous avons évidemment aussitôt objecté que les déportés, de surcroit avocats, ne sont aujourd'hui guère encore nombreux, tout au moins ceux qui ont eu la chance de revenir.... mais l'entretien était déjà terminé....

Encore, avons nous eu de la chance. Habituellement, il hurle tellement, ou assène t-il de telles grossiéretés, que tout dialogue s'avère impossible.... à tel point que la courtoisie lui semble totalement étrangère.

"Détail" pratique pour ceux de nos confrères qui ont eu la chance de revenir de déportation : pour pouvoir se réinscrire au Barreau, il fallait d'abord acquitter les cotisations ordinales et de Caisse des Barreaux Français (l'actuelle CNBF) pour être admis. Donc il fallait cotiser même pour la période de radiation !

C'est un sujet que nous avons également évoqué avec le président de la CNBF qui nous avait laissé entendre qu'il allait vérifier, mais c'est malheureusement tout vérifié... Depuis nous n'en avons plus entendu parler....

Il faut savoir enfin que le médaillon en bronze commémorant la sombre crapule qu'était le Bâtonnier Charpentier, a été installé sous le Bâtonnat de Mario Stasi en 1988, donc relativement récemment....

C'est enfin sous le Bâtonnat de Françis Teitgen que la salle dite "antenne de la CARPA" au Palais, a été baptisée "salle Bâtonnier Jacques Charpentier"... (en 2000 je crois)

Un autre UJA....

Quant au local de l'UJA (dans un Palais de justice !), également siège de la FN UJA (qui se vante assez d'être le syndicat "majoritaire des avocats) il porte le nom de "Joseph Python" depuis 1999....

C'est enfin, en 2009, qu'a été installé le médaillon représentant notre Confrère Pierre Masse, avocat déporté. Mais il est vrai qu'il avait pour lui d'être ancien premier secrétaire de la Conférence du stage (comme le Bâtonnier Charpentier d'ailleurs, le Bâtonnier Mario Stasi et le Bâtonnier Charrière Bournazel... ) et ancien sénateur de l'Hérault...

On se refait pas : certes les avocats sont (théoriquement) égaux mais l'Ordre préfèrera toujours un ancien secrétaire de la Conférence, homme politique reconnu, déjà médaillé, que l'avocat parfait inconnu...

C'est ainsi que les médaillons du Bâtonnier "radieur" et celui de l'avocat radié par le premier, se sont retrouvés en 2009 l'un à coté de l'autre, sous le Bâtonnat de Monsieur Charrière-Bournazel.

J'ai préféré, en ma qualité de simple membre du Conseil de l'Ordre, boycotter la cérémonie et je l'ai alors fait savoir.

Le Bâtonnier Charrière-Bournazel lui n'était pas peu fier d'avoir réussi à faire venir à l'inauguration du médaillon de Pierre Masse, Robert Badinter et Simone Veil !

C'est ainsi qu'ils ont dû se recueillir juste à coté du médaillon du sinistre Charpentier. Comme d'habitude, la presse dite "judiciaire", à la dévotion de l'Ordre, s'est empressée de publier les discours prononcés ce jour là....

Le Conseil de l'Ordre siège toujours dans la salle, quasi inchangée depuis, où il était discuté des radiations.

La photographie de Charpentier est toujours en bonne place dans la galerie qui mène au Bureau du Bâtonnier....

A la Libération, sans doute en raison de son rôle éminemment valeureux, l'Ordre des avocats a obtenu la croix de guerre et la médaille de la résistance. Elle lui a été remise par un ministre du nom de Le Troquer, dont la carrière a sombrée juste après (sous la 4ème république) dans une sombre affaire, dite des "ballets roses".

Une énorme plaque en marbre commémore néanmoins l'événement (la médaille de la résistance, pas les ballets roses !), juste au dessus de la porte de la bibliothèque des avocats (mais, dans le sens de la... sortie ! )

Reste qu'à notre connaissance (et celle des historiens) le seul membre du Conseil de l'Ordre mort en exercice, est décédé dans son lit, suite à un mauvais rhume attrapé dans la salle du Conseil de l'Ordre, insuffisamment chauffée, du fait des restrictions....

Les autres...


Vincent Delmas
Membre du Conseil de l'Ordre de Paris
Ancien membre du Conseil National des Barreaux


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HIDALGO - le 24/11/09 à 20h06

Le Python, n'est-ce pas ce serpent qui tue ses proies à force de les étouffer ?

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Pierre DOYEN - le 25/11/09 à 2h09

L'Ordre des avocats de Paris a obtenu la Croix de guerre et la Médaille de la résistance, en revanche l'Ordre des médecins a été dissous à la libération pour être rétabli peu après.

Quelles pourraient bien être les abjections commises par l'Ordre des médecins sous le régime vichyssois pour être dissous, alors qu' au terme de la même période, l'Ordre des avocats a vu sa vertu reconnue par la sanction de deux décorations: la Croix de guerre et la Médaille de la résistance ?

Comme vous pouvez le constater notre tâche n'est encore pas terminée !


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oligarque assidu - le 25/11/09 à 8h14

BRAVO

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COSAL - le 25/11/09 à 12h41

« Pierre DOYEN - le 25/11/09 à 2h09

L'Ordre des avocats de Paris a obtenu la Croix de guerre et la Médaille de la résistance, en revanche l'Ordre des médecins a été dissous à la libération pour être rétabli peu après.

Quelles pourraient bien être les abjections commises par l'Ordre des médecins sous le régime vichyssois pour être dissous, alors qu' au terme de la même période, l'Ordre des avocats a vu sa vertu reconnue par la sanction de deux décorations: la Croix de guerre et la Médaille de la résistance ?

Comme vous pouvez le constater notre tâche n'est encore pas terminée !
»



Oui l'Ordre des médecins à été dissous à la Libération pour s'être "compromis" (Voir sur le sujet l'excellent ouvrage de Bruno Halouia "Blouse blanche, étoile jaune" (editions Liana Levi)

Rien à voir avec l'Ordre des avocats qui a été, comme on le sait, parfaitement irréprochable, puisqu'il a obtenu la croix de guerre pour s'être "dressé devant l'occupant" et contre "les usurpateurs du pouvoir" (en fait Vichy)

Je cite l'épitaphe....

L'Ordre des médecins a été créé par Vichy, mais il s'agissait d'une revendication de médecins minoritaires. Cf sur ce point un ouvrage "Pour l'Ordre des médecins - dont j'ai malheureusement oublié l'auteur. La thèse est simple : en créant l'Ordre des médecins, on prétendait conjurer le charlatanisme mais surtout casser les syndicats médicaux, qui avant guerre, étaient très puissants.

Idéologiquement, l'Ordre a toujours été une machine anti syndicale. Le "regretté" Bâtonnier Philippe Lafarge, Bâtonnier des années 80, déclarait : "le seul syndicat c'est l'Ordre ! ".

C'est la raison pour laquelle il est toujours stupéfiant que le SAF, le syndicat dit de "gauche", se fait le meilleur chantre de la défense d'une institution dont la principale finalité, n'est nullement de défendre les confrères, mais de les réprimer, en liaison d'ailleurs avec le procureur général....

Quant à l'Ordre des médecins actuel, par une sorte de fiction de la loi, il n'est pas l'héritier du précédent, celui qui a été dissout, moyen sans doute commode de ne pas avoir de compte à rendre...

L'actuel a été créé à l'initiative d'un ministre (communiste) de la santé, en remplacement du précédent, avec les mêmes attributions, et la même utilité : c'est à dire rien.

Car non seulement le pouvoir de l'Ordre est nul, mais le pouvoir des syndicats de médecins n'a nullement été amoindri.

C'est la situation inverse de celle des avocats, où grâce au solide encadrement de la jeunesse par l'UJA, (et déjà avant guerre, comme on l'a vu), les syndicats sont des sortes de machine à fabriquer des oligarques de l'Ordre. Autrement dit, la raison première de militer, est de devenir membre du Conseil de l'Ordre et dans bien des grands barreaux Bâtonnier, bref d'être à la tête d'un organisme dont l'essence même est corporatiste.

Or, le corporatisme, c'est la négation même des valeurs du syndicalisme.

C'est d'ailleurs étonnant, mais ce genre d'organisations essentiellement repressives et corporatistes, n'a jamais particulièrement scandalisé les "démocrates", tel ce ministre de la santé communiste qui a recréé l'Ordre des médecins....

Reste que l'Ordre des médecins est massivement méprisé, par l'immense majorité du corps médical, mais on pourrait en dire autant de l'Ordre des architectes, des experts comptables, d'autres géniales inventions de Vichy....


Pour en terminer, l'Ordre des avocats a su conserver les "bonnes choses" de Vichy : ainsi de l'omission financière (la sanction qui frappe les avocats pauvres incapables de payer leur cotisation), qui a été inventée par le statut de l'avocat de 1941, par un Décret loi du Maréchal.

Je serais membre du SAF, élu au Conseil de l'Ordre, j'aurais honte de voter une omission sur la base d'un texte qui nous vient de Vichy.

Mais les places sont si chères et le désir d'être élu si fort, que quand on est membre du Conseil de l'Ordre on apprend très vite à ne plus avoir honte de rien !

Même à prononcer l'exclusion d'un confrère pauvre, alors que l'Ordre de Paris a engrangé 50 millions d'euros de profit l'an passé....


Vincent Delmas
Membre du Conseil de l'Ordre de Paris


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Conscience - le 25/11/09 à 14h38

Catholique, mulsulman, indouiste, juif, libre penseur,

La conscience de l'humanité, en ce que celle-ci est une valeur suprême m'aurait conduit à refuser de voter l'application d'un tel texte; mais je crois en outre, et sans me prendre pour une vedette, j'aurai fait comme le héros de 12 Hommes en colère, j'aurais cherché à convaincre un à un, tous ceux dont le suffrage était sollicité, pour leur démontrer l'horreur qu'on leur demandait d'avaliser.

Et si je m'étais opposé à un mur infranchissable, j'aurais fait connaître publiquement ma reprobation et dans la logique j'aurais rendu mon mandat.

La passivité en certaines occurences, dépasse la lâcheté, et un regret éventuel tardif ne dissipe pas pour autant, la participation à un vote indigne.

Mes doigts sur le clavier ont manqué de déraper, et je ne voudrais pas que les reponsables de la publication reçoivent à nouveau du papier bleu.


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- le 25/11/09 à 16h18

Merci au COSAL de détruire le mythe d'une UJA "progressiste" face à une ANA "xénophobe".

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COSAL - le 25/11/09 à 17h13

« - le 25/11/09 à 16h18

Merci au COSAL de détruire le mythe d'une UJA "progressiste" face à une ANA "xénophobe". »


Malheureux !

L'ANA, le syndicat que vous qualifiez de "xénophobe", n'est autre que l'actuelle CNA, la Conféderation Nationale des Avocats !


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- le 01/12/09 à 13h38

Catherine Rolland, avocate

Bravo pour tout ce travail.

Je pense qu'une pétition adressée au bâtonnier pour voir retirer Python et Charpentier serait bien une suite logique. j'en serai signataire.


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parigot - le 05/12/09 à 12h29


Je ne fais pas partie du fan club du Cosal, mais je dois reconnaître que vous avez marqué un point avec cet arrêt.

Si j'ai bien compris, vous avez mis en cause le passé de résistant du dénommé Python, fondateur de l'UJA, au regard de son comportement avant et pendant la guerre, en particulier pendant les séances du Conseil de l'Ordre votant l'exclusion de confrères juifs.

L'ambivalence de Python ou de Charpentier, qui ont pu être à la fois antisémite et + ou - résistant(plutôt moins que plus d'ailleurs encore que le sieur Python s'en soit moins bien tiré que le veule Charpentier), c'est l'ambivalence de la France de cet époque. L'historien Tournon l'a écrit il y a bien longtemps: la France est un curieux pays qui aurait du avoir 80 millions d'habitants en 1945, soit 40 millions de pétainistes en 1940 et 40 millions de résistants en 1944!

Que la galerie du Palais comporte à la fois les bustes de Charpentier et Pierre Masse illustre cette contradiction de notre pays. Paxton et Marrus, cités dans l'arrêt, ont bien montré que l'antisémitisme était à l'époque une idée très largement répandue dans la société, en particulier dans les hautes sphères judiciaires. Ceci étant, il faudrait dégommer ce buste (celui de Charpentier,of course), ou le placer à un endroit moins voyant et plus approprié ( je suggère les toilettes de la bibliothèque)

Souvenez-vous de l'article de Duverger commentant sur 20 pages dans la revue Droit Public le statut des juifs comme on commenterait un arrêté modifiant le sens de la circulation à Nogent-le-Retrou!

Rappelez vous que ce même Duverger osa se présenter à la fin de sa vie à l'Académie Française, et qu'il fit un procès à "Actuel" qui révéla concomitamment ce que le jeune et brillant agrégé écrivait à l'époque. Actuel perdit, mais Duverger ne fut jamais élu.

L'Ordre expose en ce moment les admirables lettres de Pierre Masse au Bâtonnier Charpentier. En revanche, rien n'est dit sur les réponses du Bâtonnier, écrites ou dans les faits, ce qui laisse penser qu'elles furent soit inexistantes, soit très loin du sublime...

C'est ce même pays qui adopta dès 1940 une "législation" antisémite sans pression de l'occupant, et dont la police collabora activement au fichage, à l'arrestation et à l'internement des juifs, avant leur déportation. C'est le pays des dénonciations, du Commissariat aux Questions Juives, de l'aryanisation des biens, de la Milice, etc.. .

En même temps, c'est aussi le pays des réseaux de résistants qui cachent des juifs au péril de leur vie, des Justes, du Chambon sur Lignon,etc.. un pays occupé dont Serge Klarsfeld rappelle que les 2/3 des juifs échappèrent à la déportation, en raison de l'attitude de la population et malgré la politique antisémite de Vichy.


Rien d'étonnant dans ce contexte que les plus éminents représentants de notre profession étaient, à l'époque, remplis de préjugés antisémites, et ne se soient pas signalés par un héroisme particulier avant que le sens de la guerre ne finisse par tourner, voire même après.

Plus étonnant en revanche le refus de l'UJA, 65 ans plus tard,d'affronter un petit bout de son histoire à travers la biographie de son fondateur. Il est vrai que les procédés du Cosal ne favorisent pas forcément le dialogue, mais je suis quand même surpris du procès intenté et finalement perdu par l'UJA.

Comme quoi, il y a encore une justice, c'est plutôt rassurant.

Je suis quand même un peu triste que des questions aussi importantes ne soient abordées qu'à travers la polèmique dont le Cosal fait visiblement son miel., en poursuivant des buts sans doute louables mais qui n'ont pas grand chose à voir avec le débat sur l'histoire des année sombres.

En clair, je soupçonne le Cosal de saisir le prétexte du passé trouble du fondateur de l'UJA pour attaquer celle-ci dans un contexte de concurrence syndicale.Cela s'appelle un piège ou de l'instrumentalisation, et l'UJA est visiblement tombée dedans.


Citer dans ma réponse



Vincent Delmas - le 05/12/09 à 13h42

« parigot - le 05/12/09 à 12h29


Je ne fais pas partie du fan club du Cosal, mais je dois reconnaître que vous avez marqué un point avec cet arrêt.

Si j'ai bien compris, vous avez mis en cause le passé de résistant du dénommé Python, fondateur de l'UJA, au regard de son comportement avant et pendant la guerre, en particulier pendant les séances du Conseil de l'Ordre votant l'exclusion de confrères juifs.

L'ambivalence de Python ou de Charpentier, qui ont pu être à la fois antisémite et + ou - résistant(plutôt moins que plus d'ailleurs encore que le sieur Python s'en soit moins bien tiré que le veule Charpentier), c'est l'ambivalence de la France de cet époque. L'historien Tournon l'a écrit il y a bien longtemps: la France est un curieux pays qui aurait du avoir 80 millions d'habitants en 1945, soit 40 millions de pétainistes en 1940 et 40 millions de résistants en 1944!

Que la galerie du Palais comporte à la fois les bustes de Charpentier et Pierre Masse illustre cette contradiction de notre pays. Paxton et Marrus, cités dans l'arrêt, ont bien montré que l'antisémitisme était à l'époque une idée très largement répandue dans la société, en particulier dans les hautes sphères judiciaires. Ceci étant, il faudrait dégommer ce buste (celui de Charpentier,of course), ou le placer à un endroit moins voyant et plus approprié ( je suggère les toilettes de la bibliothèque)

Souvenez-vous de l'article de Duverger commentant sur 20 pages dans la revue Droit Public le statut des juifs comme on commenterait un arrêté modifiant le sens de la circulation à Nogent-le-Retrou!

Rappelez vous que ce même Duverger osa se présenter à la fin de sa vie à l'Académie Française, et qu'il fit un procès à "Actuel" qui révéla concomitamment ce que le jeune et brillant agrégé écrivait à l'époque. Actuel perdit, mais Duverger ne fut jamais élu.

L'Ordre expose en ce moment les admirables lettres de Pierre Masse au Bâtonnier Charpentier. En revanche, rien n'est dit sur les réponses du Bâtonnier, écrites ou dans les faits, ce qui laisse penser qu'elles furent soit inexistantes, soit très loin du sublime...

C'est ce même pays qui adopta dès 1940 une "législation" antisémite sans pression de l'occupant, et dont la police collabora activement au fichage, à l'arrestation et à l'internement des juifs, avant leur déportation. C'est le pays des dénonciations, du Commissariat aux Questions Juives, de l'aryanisation des biens, de la Milice, etc.. .

En même temps, c'est aussi le pays des réseaux de résistants qui cachent des juifs au péril de leur vie, des Justes, du Chambon sur Lignon,etc.. un pays occupé dont Serge Klarsfeld rappelle que les 2/3 des juifs échappèrent à la déportation, en raison de l'attitude de la population et malgré la politique antisémite de Vichy.


Rien d'étonnant dans ce contexte que les plus éminents représentants de notre profession étaient, à l'époque, remplis de préjugés antisémites, et ne se soient pas signalés par un héroisme particulier avant que le sens de la guerre ne finisse par tourner, voire même après.

Plus étonnant en revanche le refus de l'UJA, 65 ans plus tard,d'affronter un petit bout de son histoire à travers la biographie de son fondateur. Il est vrai que les procédés du Cosal ne favorisent pas forcément le dialogue, mais je suis quand même surpris du procès intenté et finalement perdu par l'UJA.

Comme quoi, il y a encore une justice, c'est plutôt rassurant.

Je suis quand même un peu triste que des questions aussi importantes ne soient abordées qu'à travers la polèmique dont le Cosal fait visiblement son miel., en poursuivant des buts sans doute louables mais qui n'ont pas grand chose à voir avec le débat sur l'histoire des année sombres.

En clair, je soupçonne le Cosal de saisir le prétexte du passé trouble du fondateur de l'UJA pour attaquer celle-ci dans un contexte de concurrence syndicale.Cela s'appelle un piège ou de l'instrumentalisation, et l'UJA est visiblement tombée dedans. »



Allons n'abaissez pas le débat !

Vous croyez vraiment que j'aurais pris le risque insensé d'être trainé en correctionnelle et harcelé de procédures de toutes sortes (alors que je suis avocat et membre du Conseil de l'Ordre ! ) pour de médiocres calculs politiciens ?!

Qu'à l'époque où j'étais le président du syndicat, j'aurais exposé sa trésorerie, issue exclusivement de l'argent de nos cotisants et bienfaiteurs, à de lourdes condamnations, pour des intentions aussi basses ?

Oui, je dis, j'écris, nous disons que le Bâtonnier Charpentier était une sombre crapule, oui je dis qu'il est honteux d'avoir falsifié l'histoire, d'avoir raconté à des générations de jeunes avocats que Joseph Python était un héros de la résistance. Et je l'assume.

Je remarque toutefois que, si les héritiers du triste sire qu'était le Bâtonnier Charpentier se gardent bien de nous attaquer en correctionnelle, l'UJA oui. C'est son choix.

Par ailleurs, je ne suis pas dupe des buts réellement poursuivis par l'UJA : certes entretenir le mythe fondateur, mais aussi, au travers d'une condamnation pénale, obtenir mécaniquement une procédure disciplinaire à l'intiative de l'Ordre des avocats ou l'UJA ne compte que des amis.

Et pour cause ! quand on connait ce que l'Ordre, bien que médaillé de la résistance ( ! ) , a fait pendant la guerre....

Il ne faudrait tout de même pas inverser les rôles....

Quant au reste, je crois me souvenir que, lors de la fondation du COSAL, en juin 2004 (j'en étais alors le président), nous avons courtoisement écrit à tous les syndicats d'avocats. Un seul a daigné nous répondre. C'était la FNUJA qui, sous la plume de son président de l'époque, Bruno Marguet, nous a fait séchement savoir qu'il n'y avait rien à discuter avec nous, ce dont nous avons pris acte...

Nous avons toujours tendu la main, nous n'avons reçu que des crachats et une pluie de procédures judiciaires, évidemment de préférence pénale, car le pénal présente l'immense avantage par rapport au civil d'exposer à un.... casier judiciaire.

En somme, nous avons un syndicat, qui se présente comme celui des "jeunes" avocats, qui est gavé de subventions, qui fait preuve d'une arrogance assez inouie et dont toutes les publications sont remplies de pages entières de publicités payées par l'ANAAFA, la CREPA; la CNBF etc.... c'est à dire avec notre argent, à nous cotisants.

Or, à quoi sert l'argent ? à écraser les autres, à empêcher toute expression libre, hors des pieuses bonnes pensées "ordinales" et c'en est trop ! à diffuser de la propagande sur un prétendu résistant, qui en réalité, bon pied bon oeil siégeait au Conseil de l'Ordre lorsque l'on radiait les avocats juifs.

Ce syndicat de plus nous insulte, nous traite de tous les noms depuis 5 ans (même d'extrême droite ! ) et se pose en défenseur des Droits de l'Homme, alors que nous découvrons que déjà avant guerre, il réclamait des lois xénophobes.

Et chaque année, on entend tous ses présidents successifs glorifier la mémoire de tous leurs prédécesseurs, dont Joseph Python. Et la presse officielle dite "judiciaire" de publier ce catéchisme sur des pages entières, en tapant sur des grosses caisses !

Que je sache, un président de la république français ne se croit pas obligé de faire l'apologie du Chef de l'Etat français Philippe Pétain.... nous subissons depuis toujours l'apologie de personnages aussi douteux que le Bâtonnier Charpentier et je dois passer chaque semaine devant sa trogne en effigie, sur les murs du Palais.

Il était donc naturel que nous nous intéressions d'un peu plus près à la véritable biographie de ce fameux Joseph Python, dont on nous rabat les oreilles depuis des décennies.

Car, à Paris, l'UJA de Paris tient boutique, au sein même du Palais de justice, dans une salle qu'elle a récemment baptisée "salle Joseph Python". C'est d'ailleurs aussi le siège social de la FNUJA (Fédération des UJA).car aussi curieux que cela puisse paraître l'UJA est logée gratuitement dans un batiment appartenant à l'Etat.

Pour la mémoire des victimes, je suis fier que la Cour d'appel de Paris ait reconnu qu'il étaiit notre rôle de syndicat de faire ce travail de mémoire.

Tout simplement, pour la vérité.

Si certains se détournaient de l'UJA, j'y vois plutôt une oeuvre de salubrité !

La preuve, elle s'est pourvue en cassation !!!

Vincent Delmas


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Fabrice Hercot - le 09/12/09 à 15h35

Fortement impressionné par l'ouvrage de Badinter (Un antisémitisme ordinaire) que j'avais lu pendant mes études de droit, je me souviens de ma stupéfaction lorsque j'ai découvert, une fois devenu avocat, le médaillon à l'effigie de Charpentier dans la galerie du Palais, en face du couloir menant à l'Ordre.

En découvrant, cette année, qu'il avait en plus été décidé d'honorer la mémoire de Pierre Masse en collant son médaillon... à coté de celui de Charpentier, j'ai fini par croire que Badinter avait raconté n'importe quoi, tellement il aurait été d'un cynisme sans nom, si Charpentier était bel et bien le salaud décrit dans son ouvrage, de célébrer cote à cote la mémoire du bourreau et de la victime.

Et bien... j'étais très loin du compte.

Avec mes plus confraternels remerciements.


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